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Pourquoi faire des puzzles dès le jeune âge?

Alors que tout le monde s’affère à pointer du doigt le problème du temps d’écran néfaste au développement de nos enfants, pourquoi ne pas mettre en vedette les moyens, que nous avons déjà, pour renforcer ce développement. Parlons des puzzles, en bois ou en carton, ils ont tous des effets extraordinaires sur nos compétences cognitives et celles de nos petits bout’chous.

Le puzzle a un réel effet sur les fonctions cognitives

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En 2017, une équipe de chercheurs de l’Université d’Ulm (Allemagne), dirigée par Dr Patrick Fissler, sur un échantillon de 100 adultes de plus de 50 ans en bonne santé physique et mentale, a permis de constater que la résolution de puzzles permet de faire travailler les huit fonctions visuo-spatiales suivantes et de voir des améliorations à court terme. :

  1. La perception ; Événement cognitif dans lequel un stimulus ou un objet, présent dans l'environnement immédiat d'un individu, lui est représenté dans son activité psychologique interne, en principe de façon consciente ; fonction psychologique qui assure ces perceptions.
  2. Les praxies constructives ; Ensemble de fonctions qui permettent de reconstituer un tout à partir d’éléments séparés qui ont des relations spatiales entre eux (puzzles, construction en cubes, reproduction d’un dessin),
  3. la rotation mentale ; c'est la capacité à faire tourner mentalement l’image d’un objet en deux ou en trois dimensions. Typiquement, ces représentations mentales nécessitent de former une image visuelle, Une bonne représentation mentale requiert donc l'aptitude à travailler l’image mentale visuelle, à la faire tourner mentalement.
  4. La flexibilité ; l'aptitude à s'adapter aux changements.
  5. La mémoire de travail ; c'est l'habileté de retenir des informations à court terme, quelques secondes ou quelques minutes, pour réaliser des opérations cognitives (mentales) sur ces informations telles que signaler un numéro de téléphone et effectuer un calcul mental.
  6. La rapidité.
  7. Le raisonnement.
  8. La mémoire épisodique ; En psychologie cognitive, la mémoire épisodique désigne le processus par lequel l'humain se souvient des événements vécus avec leur contexte (date, lieu, état émotionnel).

« Cela peut représenter un facteur de protection contre l’altération des fonctions mentales à un âge mûr, surtout si on fait des puzzles durablement et régulièrement, et pas seulement de temps à autre », rajoute Dr Patrick Fissler.

 

Sur ce point, Iris-Kolassa (cosignataire de cette étude), directrice du département de Psychologie et de biologie de l’Université d’Ulm, assure : " Nous pouvons assurément faire quelque chose pour nos facultés intellectuelles à tout âge. Cependant, mieux vaut commencer la pratique à un jeune âge."

Le puzzle aide à réduire le stress

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Les puzzles ont un effet apaisant dans votre vie. Ceci a été constaté pendant la pandémie de la COVID-19, en particulier durant le confinement.

Selon une étude menée en 2018 pour le compte de Ravensbrück, 59% des adeptes ont trouvé que les puzzles étaient une activité relaxante. En outre, 47% d’entre eux considéraient que les puzzles faisaient baisser leur stress.

Le puzzle permet au cerveau de s'évader et de fixer son attention sur de nombreuses pièces en vue de réaliser une seule et unique création.

Certains choisiront le yoga ou la méditation, d’autres vont privilégier les mandalas et les puzzles. Surtout si ces derniers peuvent être pratiqués en famille.

D’ailleurs, à ce sujet, Dr Iris Kolassa, dans le cadre de l’étude de 2017 citée plus haut, avait déclaré : « Certes, nos capacités cognitives sont plus particulièrement menacées à un âge avancé, mais tous les dommages au niveau neuronal sont difficilement réversibles. Se détendre et stimuler régulièrement son esprit – en faisant un puzzle par exemple – contribuent sans doute à conserver nos facultés intellectuelles. Cet effet est encore renforcé par une alimentation équilibrée et une activité physique. Toutefois, la règle est la même que pour toutes les habitudes liées au mode de vie : plus tôt, on s’y met, mieux c’est. »

Le puzzle, un allié du développement dès le jeune âge

Autour de 12 mois, Votre enfant est à un âge où il veut développer son autonomie, expérimenter et vous montrer de quoi il est capable. Il se sent fier de pouvoir faire de petites choses par lui-même, de se déplacer et de marcher pour explorer. Les puzzles font partie intégrante de ce processus. Je recommande pour cet âge les puzzles à 2 ou 3 pièces de bonne taille puisque la préhension de votre ange n'est pas optimale. D'ailleurs, je propose dans mes produits un vaste choix de puzzles 3D pour bébés ainsi que des puzzles en bois. Les planches de puzzles sont intéressantes également à cet âge-là, avec des blocs à encastrer munis d'une sorte de poignée, facile à agripper pour les petites mains, ce qui l'aiderait à maitriser sa motricité fine, notamment la pince pouce-index.

Plus tard, vers 2 à 3 ans et selon le rythme de votre enfant, vous pouvez lui offrir les puzzles 3D avec plus de trois pièces, ce qui ne fera qu'affiner sa coordination œil-main.

Le puzzle, le jeu indémodable

Ce jeu reste fascinant pour tous quel que soit notre âge, ces nombreux morceaux qui s'intriquent pour ne faire qu'une et unique entité si satisfaisante à découvrir à la fin. Ce sentiment de tâche accomplie, de défi relevé, accessible au bout de nos doigts, n'a sans doute pas de prix.

Offrez-vous un bon puzzle de temps en temps et savourez ce bien-être comme je fais chaque semaine avec mes enfants ou avec les personnes âgées qui m'entourent.

Je tenterai dans mon prochain articles de détailler les puzzles pour chaque âge. D'ici là, soyez heureux et en santé.

 

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